Un peu moins de la moitié des étudiantes et étudiants des établissements membres de l’UFTMP a eu une activité rémunérée depuis le début de l’année universitaire 2019-2020 (enquête janvier 2020 sur les conditions de vie des étudiants).

Ces jobs étudiants sont souvent indispensables en termes de ressources et parfois facteurs d’anxiété. Dans une logique de réussite académique, l’accès à une activité salariée ne portant pas atteinte aux capacités d’études est un enjeu majeur.

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Chiffres clés

  • 42,2 % des étudiant·e·s des établissements membres de l’UFTMP ont eu une activité rémunérée depuis le début de l’année universitaire 2019-2020,
  • 1/4 des doctorant·e·s ayant répondu s’autofinancent (job alimentaire, travail étudiant, cours, etc.),
  • 71,8 % des étudiant·e·s estiment que leur activité rémunérée est indispensable pour vivre,
  • 81,4 % des étudiant·e·s concerné·e·s estiment que leur activité rémunérée leur permet d’acquérir une expérience professionnelle,
  • 27,7 % des étudiant·e·s concerné·e·s estiment que leur activité rémunérée a un impact négatif sur leurs études.

Pour consulter l’ensemble des résultats de l’enquête de 2020 sur les conditions de vie étudiante, allez sur Vie Étudiante : Enquête et Diagnostic !

Éléments de contexte

Des sources de motivations différentes

Une part importante des étudiantes et étudiants ont eu ou ont une activité rémunérée. La distinction est faite entre celles et ceux exerçant une activité rémunérée inscrite dans le cadre de leur formation (stagiaires gratifiés, apprentis, internes, etc.), activité intégrée aux études et reconnue, et celles et ceux exerçant une activité rémunérée de leur propre initiative.

Selon les villes et les cursus suivis, le taux d’étudiant·e·s ayant une activité rémunérée est variable et peut dépasser 50 %.

Les motivations sont essentiellement d’ordre économique et/ou expérientiel. Le coût de la vie élevé dans certaines villes et l’éloignement du domicile familial pour poursuivre les études ont un impact indéniable. Chez les étudiantes et étudiants n’exerçant pas d’activité rémunérée, les motivations sont essentiellement d’ordre personnel ou organisationnel (se consacrer à leurs études).

Concilier vie universitaire et vie professionnelle dans une logique de réussite universitaire

Malgré la mobilisation des établissements et partenaires sur la thématique, l’hétérogénéité des actions mises en œuvre, le manque d’information et la difficulté de concilier emploi et études mettent en relief les difficultés pour accéder à l’emploi. Ce constat est particulièrement vrai pour certain·e·s étudiant·e·s (étrangers ou en situation de handicap).

Certaines contraintes induites par les jobs, essentiellement liées aux emplois du temps, peuvent avoir un impact négatif en termes de réussite universitaire. Au regard de cette problématique, la question des aménagements d’études existants et possibles se pose (dispense d’assiduité aux cours obligatoires, rallongement de la durée des études, remplacement du contrôle terminal par le contrôle continu, enseignement à distance, etc.).

Le dispositif de généralisation des procédures de la reconnaissance des compétences et le développement des aménagements d’études, proposé dans le Plan d’action du Projet d’amélioration de la vie étudiante 2016-2020, doit être poursuivi.

Un renforcement de la diffusion d’informations concernant les activités rémunérées (jobs étudiants, stages gratifiés, etc.), le statut d’étudiante ou étudiant salarié, les conditions de cumul entre activités rémunérées et aides sociales (bourses sur critères sociaux, prime d’activité, etc.), et le rappel des risques liés au travail non déclaré semblent pertinents.

Les personnes en situation de handicap peuvent rencontrer des difficultés supplémentaires d’accès à l’emploi pour des raisons d’inadéquation avec leur situation personnelle ou de discrimination.

A cet effet, la plateforme « Atouts pour tous » propose des offres d’emplois, de stages et d’alternance de la part d’entreprises partenaires à destination des étudiantes et étudiants en situation de handicap.

Le cadre réglementaire français est plus strict pour les étudiant·e·s d’origine extracommunautaire que pour les français·e·s et assimilé·e·s (ressortissant·e·s des États de l’Union européenne, de l’Espace Économique Européen (Norvège, Islande, Liechtenstein), de Monaco, d’Andorre, de Suisse, les résident·e·s du Québec). L’OVE (Enquête nationale conditions de vie des étudiant-e-s, 2016) constate que les étudiant·e·s d’origine extracommunautaire (43 %) ont moins tendance à exercer un emploi en parallèle de leurs études que la population étudiante française (46,6 %). Ce qui peut s’expliquer par des contraintes notamment liées au statut migratoire, au cadre d’emploi légal et à une discrimination ethnique.  

Des compétences à reconnaitre et à valoriser

Exercer une activité rémunérée en parallèle de ses études peut avoir une incidence positive en termes de professionnalisation, de valorisation d’expérience et d’insertion professionnelle.

La mise en place de la reconnaissance des compétences acquises pour une étudiante ou un étudiant exerçant une activité salariée est propre à chaque établissement : validation de crédits ECTS, mise en avant via le portefeuille de compétences (PEC), etc. A Rodez, l’INU Champollion a par exemple instauré des créneaux de pratiques animées par des étudiantes et étudiants de STAPS dans des associations sportives. Cette activité non rémunérée est valorisée dans le cadre de leur formation.

Cette reconnaissance se concrétise par différents dispositifs mis en œuvre par les établissements, et des mutualisations pourraient être organisées autour des dispositifs ciblés (ateliers et temps d’échanges), une communication collective (diffusion des offres via des plateformes en ligne) et des liens à créer entre les interlocuteurs proposant un accompagnement sur cette thématique (établissements, associations étudiantes, Crous, CRIJ et autres partenaires extérieurs, collectivités locales). En effet, il n’existe pas encore de circuit partenarial formalisé pour cette thématique à l’échelle du site.

Découvrez les thématiques et le plan d’actions du nouveau schéma

Le plans d’actions : objectifs et réalisations

Une part importante des étudiant·e·s ont eu ou ont une activité rémunérée. Les motivations sont essentiellement d’ordre économique et/ou expérientiel et permettent également aux étudiants d’acquérir une expérience professionnelle.

Malgré la mobilisation des établissements et partenaires sur la thématique, l’hétérogénéité des actions mises en œuvre et la visibilité relative de l’information concernant les activités rémunérées mettent en relief les difficultés que rencontrent les étudiant·e·s pour accéder à l’emploi.

Développer des partenariats

  • Recenser les diffuseurs d’annonces.
  • Mettre en place un partenariat territorialisé entre le Pôle Emploi Occitanie, Cap Emploi et l’UFT dans le cadre de la convention cadre régionale.
  • Réfléchir à un partenariat au niveau de la Région.
  • Faire une veille sur les politiques d’emploi nationales et locales.

Faciliter l’accès aux offres de jobs étudiants

  • Mettre en place une plateforme de centralisation avec un partage des ressources.
  • Convaincre les collectivités locales de promouvoir l’existence de la plateforme.
  • Définir l’emploi étudiant et les critères de qualification avec une charte de qualité.
  • Référencer les offres d’emploi des établissements.
  • Afficher une offre commune de services orientée jobs.

Informer les étudiant·e·s sur les différentes possibilités et fonctionnements possibles dans le cadre de jobs étudiant

  • Réaliser une veille documentaire et réglementaire.
  • Monter en compétences pour partager une culture commune.
  • Identifier et former un interlocuteur privilégié au sein des établissements.

Développer un accompagnement aux étudiant·e·s dans et hors les murs

  • Renforcer la communication autour des dispositifs extérieurs aux sites universitaires (exemple : CRIJ – informer sur la localisation de ces dispositifs/acteurs et leurs offres de services).
  • Faire intervenir au sein des établissements des interlocuteurs extérieurs sur la thématique jobs et mutualiser ce type d’intervention grâce à l’utilisation d’outils en ligne.

Exercer une activité rémunérée en parallèle de ses études a une incidence positive en termes de professionnalisation, de valorisation d’expérience et d’insertion professionnelle.

La mise en place de la reconnaissance des compétences acquises par un étudiant exerçant une activité salariée se concrétise par la mutualisation de dispositifs ciblés, une communication collective et des liens à créer entre les interlocuteurs proposant un accompagnement sur cette thématique.

Mutualiser la valorisation des compétences

  • Proposer un intitulé d’atelier qui ciblerait la valorisation de ce type d’expérience ou mettre en place un projet, une trame ou un atelier dédié en inter-U.
  • Concevoir collectivement des supports d’information dédiés à la valorisation des jobs étudiant.

Améliorer la transparence entre les offres de l’ensemble des acteurs du territoire

  • Faire le lien avec les offres d’accompagnement des partenaires (comme par exemple : SCUIO-IP, CRIJ) et informer les étudiants.

Étudier tout en travaillant peut avoir une incidence sur la réussite universitaire de l’étudiant·e. Certaines contraintes, essentiellement liées aux emplois du temps des étudiant·e·s peuvent avoir un impact négatif en terme de réussite universitaire.

Au regard de cette problématique, la question des aménagements d’études existants et possibles se pose.

Informer sur les possibilités d’aménagement du temps d’étude

  • Mettre en place une charte à destination des étudiants salariés.
  • Informer les étudiants sur les possibilités et interlocuteurs à solliciter sur les aménagements possibles en termes de conciliation.

Informer sur les droits et devoirs des étudiants en termes de jobs étudiant

  • Mettre en place une plateforme d’information sur la législation sociale en vigueur pour favoriser la connaissance des droits et devoirs en tant qu’étudiant salarié.

Questionner les rythmes de temps des étudiants

  • Apporter une réflexion sur la mise en place de temps dédiés aux différentes sphères de vie étudiante (question transversale qui ressort sur les travaux de différentes thématiques du schéma d’amélioration de la vie étudiante : l’accueil, l’intégration, la culture, les jobs, etc.).

Pour aller plus loin

Découvrez les thématiques et le plan d’actions du nouveau schéma

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