Qu’il soit ponctuel ou régulier, l’engagement de la communauté étudiante dans des activités associatives, électives ou autres, fait partie de la vie étudiante. Véritable enrichissement de la formation initiale des étudiantes et étudiants, cet engagement doit être mis en avant et valorisé dans leurs cursus. La circulaire relative à la reconnaissance de l’engagement dans la vie associative, sociale ou professionnelle est venue renforcer cette reconnaissance en 2017.

Vous souhaitez vous impliquer et faire reconnaitre votre engagement ?

Chiffres clés

  • 1/3 des  étudiant.e.s sont engagés dans une activité associative
  • 44,3% sont engagé.e.s auprès de leur association pour se sentir utiles
  • 39,7% pour agir pour une cause ou rencontrer des personnes partageant la même passion
  • Les principaux freins à l’engagement étudiant :
    • 67,4% ne s’engagent pas par manque de temps
    • 30,1% par manque d’intérêt
  • 14% des étudiant.e.s UFTMP ont répondu à l’enquête vie étudiante en janvier – février 2020 (soit 14 900 réponses sur 103 825 contacts)
  • 33 %  des VPE – Vice-Président.e.s  Étudiant.e.s estiment passer plus de 30h par semaine sur leurs missions (Cf. Enquête mai 2018 Conférence nationale des Étudiants Vice Présidents d’Université).

Pour consulter l’ensemble des résultats de l’enquête de 2020 sur les conditions de vie étudiante, allez sur Vie Étudiante : Enquête et Diagnostic !

Éléments de contexte

Un engagement qui revêt des formes variées

Cet engagement peut être associatif, électif, bénévole, citoyen ou volontaire en service civique. Ce dernier s’est particulièrement développé ces dernières années avec, notamment, l’agrément obtenu par l’UFTMP en 2018 au bénéfice de tous les établissements (6 d’entre eux l’ont utilisé).

L’engagement diffère en fonction des filières présentes, des cycles d’études (un cycle long favorise l’engagement) et des moyens d’accompagnement mis à disposition. A Rodez par exemple, où les formations proposées sont essentiellement de niveau Licence, les associations étudiantes locales rencontrent chaque année des difficultés pour recruter. Les engagements ponctuels et individuels tendent à se développer, cette nouvelle modalité d’engagement s’adaptant plus facilement au rythme de vie de chacun. Les instances de démocratie participative proposées par le Conseil Départemental de la Haute-Garonne (CD31) et la Mairie de Toulouse peuvent également répondre à cette problématique d’adaptation au rythme de l’étudiant.

Différentes sources de motivation au service de l’engagement

Les étudiantes et étudiants ressentent le besoin de créer des liens entre vie personnelle et vie sur le campus. Pour 44,3% d’entre elles et eux, la motivation pour s’engager est de se sentir utile à la société. 42,8% le font aussi pour se divertir ou rejoindre une communauté (20%). Un engagement croissant sur les thématiques citoyennes comme l’écologie et la solidarité est observé.

Toutefois, pour une partie des étudiantes et étudiants membres d’une association, il ne s’agit que de pouvoir pratiquer un sport ou une activité associative, sans participer activement à la vie de la structure (contrairement aux membres du bureau, du CA, bénévoles…).

Quelle que soit la motivation, celle-ci peut être freinée par manque de temps ou de propositions à proximité. Enfin, une partie d’entre elles et eux ne souhaite pas s’engager ou n’y trouve pas d’intérêt.

En effet, bien que l’engagement soit un facteur d’intégration pouvant participer à la réussite universitaire, et que de plus en plus de dispositifs visent à l’encourager, l’engagement n’est pas une obligation en soi. 

Une connaissance partielle des outils et dispositifs en place

Dans les écoles, aux effectifs peu importants, les étudiantes et étudiants ont une connaissance rapide de tout le tissu associatif. Dans les universités, en revanche, il est plus difficile de trouver les informations, la communauté étudiante ne pensant pas toujours à se tourner vers les services de vie étudiante. Une collaboration étroite entre tous les acteurs constitue un enjeu fort pour accompagner les étudiantes et étudiants à mener à bien leurs initiatives.

Les événements dédiés aux associations étudiantes, qui permettent de mettre en avant leurs activités, les pérenniser et encourager l’engagement dans leurs actions sont importantes.

Côté financement, les fonds destinés aux projets étudiants sont significatifs et globalement en augmentation depuis la création de la Contribution Vie Étudiante et de Campus (CVEC).

Lors du précédent schéma, plusieurs outils ont été mis en place pour aider au développement des associations et des initiatives étudiantes (guide des associations étudiantes Yapluka, formations, social Truck, réseaux sociaux dédiés…). La promotion des diverses initiatives étudiantes passe également par le développement de lieux dédiés à leur accompagnement et leur valorisation. Ce constat est particulièrement fort dans les villes universitaires d’équilibre où le lieu dédié, lorsqu’il existe, facilite la rencontre entre les différents étudiants et fédère la communauté étudiante.

Vers un renforcement de la reconnaissance de l’engagement étudiant et des compétences

La connaissance de tous les dispositifs de reconnaissance de l’engagement et des compétences n’est pas encore optimale. Si une certaine disparité entre les établissements est notable, deux axes distincts peuvent être identifiés.

– Des UE « d’ouverture », obligatoires ou facultatives, ont été mises en place dans huit établissements sous des formes différentes ; l’engagement des doctorantes et doctorants est valorisé dans les écoles doctorales avec un dispositif similaire.

– L’aménagement des études est quant à lui très apprécié. Il va souvent de pair avec la délivrance d’un statut spécial (INSA, INP, ENSA).

Plusieurs outils existent pour aider à identifier les compétences acquises au travers de son engagement, notamment le Portefeuille d’Expériences et de Compétences ou PEC (UT1, UT2J, UT3, INU Champollion). Un référentiel de tous les dispositifs de reconnaissance de l’engagement en vigueur dans les établissements a été réalisé en 2017 et est mis à jour chaque année. Il permet à la communauté de connaitre les dispositifs en place dans les établissements et de s’inspirer les uns des autres.        

Participez aux décisions

S’il est assez simple d’identifier les étudiantes et étudiants élus pour les faire participer à la vie universitaire, la consultation large de l’ensemble de la communauté étudiante, nécessaire pour identifier les besoins de tous et répondre à leurs attentes, est plus complexe.

Différents profils à consulter et à mobiliser

Les étudiantes, étudiants, doctorantes et doctorants élus interviennent dans l’élaboration des projets et participent aux prises de décisions dans toutes les structures de l’enseignement supérieur (Conseils des établissements et de l’UFTMP, du Crous, différentes commissions et groupes de travail, etc.).

Elles et ils sont fortement impliqués dans la vie de leur établissement au nom de la communauté étudiante, mais le temps nécessaire pour prendre connaissance de leur nouveau rôle – la plupart du temps sans tuilage avec leurs prédécesseurs – rend leur installation difficile. La faible mobilisation de la communauté étudiante lors des élections fragilise également leur position. Leur accompagnement semble primordial pour la réussite de leurs missions.

Celles et ceux engagés dans une association ont un rôle important dans la diffusion de l’information car écoutés par leurs pairs. Elles et ils travaillent conjointement avec les étudiantes et étudiants élus dans les commissions et groupes de travail et dans la diffusion des informations importantes des établissements.

La parole des non élus ou ne faisant pas partie d’une association doit être également entendue. Elle peut alors être prise en compte lors de consultations ouvertes (enquête, forum de la vie étudiante, assises, Conseils de la Mairie, etc.).

Une attention particulière doit être portée aux publics spécifiques qui peuvent avoir des besoins supplémentaires (en situation de handicap, internationaux, doctorants…).

Des instances innovantes et motivantes, le cas de la démocratie participative

Les étudiantes et étudiants élus, associatifs ou bénévoles sont consultés lors de différentes instances, commissions ou réunions au sein des établissements. En ce sens, le précédent schéma d’amélioration de la vie étudiante envisageait la mise en place d’un conseil de la vie étudiante à l’échelle du site ainsi qu’une mise en réseau de ces différents conseils. Ces projets n’ont pas pu aboutir et les conseils mis en place ces dernières années n’ont pas évolué de la même manière, certains ayant périclité.

Les instances de démocratie participative se développent dans les collectivités territoriales pour recueillir et travailler avec le public étudiant.

Parmi elles, la Mairie de Toulouse les associe dans le cadre du Conseil Des Jeunes Toulousains et du Conseil Toulousain de la Vie Étudiante. Le Conseil Départemental 31 a quant à lui créé un groupe miroir constitué de jeunes et d’acteurs de la vie étudiante pour confronter directement les envies et besoins des jeunes avec les possibilités et contraintes de l’institution. La Région Occitanie a également mis en place le Conseil régional des Jeunes, rassemblant des jeunes de tous horizons entre 15 et 29 ans, chargé de faire des propositions concrètes, novatrices et contribuant à l’évaluation des politiques régionales actuelles.

Le fait que l’aboutissement des diverses thématiques et des différents projets étudiés au cours de ces instances soit très concret se révèle particulièrement motivant pour les jeunes participants.

Des outils de consultation mobilisant toute la communauté étudiante

Plusieurs outils visant à recueillir les besoins de l’ensemble des étudiantes et étudiants ont été identifiés lors du précédent schéma et testés depuis 2016.

Ayant pour volonté de réunir une large partie d’entre eux, le forum de la vie étudiante a peu mobilisé malgré un contenu riche et des interventions nombreuses.

L’enquête sur les conditions de la vie étudiante, menée début 2020 sur tout le périmètre de l’Académie de Toulouse, répondait à l’objectif défini dans le précédent schéma d’organiser la coordination des Observatoires de la Vie Etudiante et d’associer la communauté étudiante à l’analyse. Elle a su mobiliser (14% ont répondu). Dans les établissements où les enseignantes et enseignants ont relayé l’enquête, leur impact a été bénéfique puisque le taux de réponse y est plus fort.

Afin de susciter l’implication sur des questions les concernant et leur appropriation des campus, le budget participatif peut être une nouvelle piste de travail. Outil de démocratie participative, il peut permettre de développer la mobilisation, notamment dans l’aménagement des campus.

Enfin, ce site internet dédié au schéma d’amélioration de la vie étudiante a été mis en ligne en fin d’année 2020. C’est un espace d’expression qui a pour vocation de recueillir les avis des étudiantes et étudiants, de les consulter et de les informer sur la mise en place du plan d’actions et son avancement pour la période 2021 à 2026.

Pour consulter le plan d’action complet du Schéma d’Amélioration de la vie étudiante, rendez-vous sur Nouveau Schéma 2021 -2026 !

Le plan d’actions : les objectifs et réalisations

L’engagement des étudiants dans des activités associatives, électives ou autres, de manière ponctuelle ou régulière, fait partie de la vie étudiante.

Les projets mis en place par les étudiants (quelles que soient les formes qu’ils peuvent prendre) doivent être mis en avant et valorisés au-delà des campus.

Créer un lieu ressource entre étudiants, associations et professionnels 

  • Favoriser les échanges et rencontres entre porteurs de projets étudiants ; favoriser la pluridisciplinarité et l’interU.
  • Établir une programmation d’initiatives étudiantes pour une mise en avant des projets et une visibilité de ceux-ci au-delà des campus.

Promouvoir les initiatives étudiantes

  • Organiser des concours dans chaque établissement avec bourse et diffusion dans l’Académie et au-delà.
  • Créer des espaces d’expression et de présentation des projets étudiants sur les réseaux sociaux.
  • Faciliter l’organisation d’événements communs à l’échelle du site.
  • Relayer toutes les informations des actions étudiantes.
  • Se servir de la Semaine de l’Étudiant pour recruter et sensibiliser.

Financer les initiatives étudiantes

  • Sanctuariser une partie du fond CVEC sur le volet DDRS.
  • Inciter les associations étudiantes à participer à des concours développement durable qui offrent une dotation.

Plusieurs outils existent pour aider les étudiants à identifier les compétences acquises au travers de leur engagement. La connaissance de tous les dispositifs en place n’est cependant pas encore optimale et on note une certaine disparité entre les établissements.

Il est donc nécessaire de développer et de faire connaître ces différents dispositifs qui favorisent l’engagement et permettent de reconnaître les compétences acquises par les étudiants.

Valoriser l’engagement étudiant à l’échelle de l’UFTMiP

  • Standardiser un outil commun de reconnaissance globale.
  • Réaliser des partages d’expériences et valoriser les actions existantes.

Valoriser l’engagement étudiant à l’échelle de chaque établissement

  • Développer les dispositifs de reconnaissances de l’engagement propres à chaque établissement.
  • Inclure certains projets étudiants dans les cursus (projet de cours, UE d’engagement associatif, etc.).

Valoriser la reconnaissance des compétences

  • Mieux accompagner les étudiants à retranscrire leurs compétences dans le milieu professionnel.
  • Développer l’idée des Open Badges.

Un fort besoin en information et communication apparaît sur les aides et dispositifs existants pour aider au développement des associations et des initiatives étudiantes. On note toutefois une disparité entre les établissement quant à leur mise en place et leur diffusion.

Travailler plus en profondeur et en complémentarité entre acteurs de terrain est un enjeu afin de pouvoir partager sur les initiatives et projets étudiants du site, les accompagner et leur proposer des passerelles et des démarches simplifiées.

Améliorer la visibilité et la lisibilité des associations étudiantes

  • Renforcer les temps dédiés pour les associations dans chaque établissement et en dehors des campus.
  • Mettre en place des outils (listing des associations, plateforme de communication, calendrier commun).

Inciter à la prise d’initiatives et à l’engagement étudiant

  • Créer et mettre à disposition une liste des associations hors campus et/ou des actions et programmes où les étudiants pourraient s’engager.

Faciliter le fonctionnement et les activités des associations

  • Mettre en place des espaces dédiés à la vie associative et aux initiatives étudiantes.
  • Renforcer les liens entre associations étudiantes et personnels référents vie étudiante pour une meilleure connaissance des dispositifs (communication, financement, contacts…)

Créer des liens entre les volontaires en service civiques par l’organisation de temps de convivialité annuels

  • Favoriser les échanges entre professionnels, la diffusion et le partage d’information.
  • Organiser une ou des journée(s) d’accueil et faire participer les associations.

Renforcer la formation des étudiants membres d’associations

  • Faire connaitre l’offre existante et la développer si nécessaire.

Les étudiants élus interviennent dans l’élaboration des projets et participent aux prises de décisions dans toutes les structures de l’enseignement supérieur.

Cependant la faible mobilisation des étudiants lors des élections fragilise leur position et rend leur travail difficile. La question de leur accompagnement par les services des établissements semble primordiale pour la réussite de leurs missions.

Faire connaître auprès des étudiants le rôle de leurs élus et leur pouvoir de décision

  • Mise en place de temps ou journées dédiés, pour présenter les listes, les élus, l’importance des élections et du vote, etc.

Faire participer les étudiants à la prise de décision

  • Définir les sujets sur lesquels consulter les élus étudiants afin de les impliquer seulement sur les points essentiels sans les submerger.
  • Identifier dans chaque établissement des étudiants ambassadeurs pour représenter la parole étudiante de leur établissement dans les instances ou commission interU (implication en premier lieu dans les établissements, puis au niveau UFT).

Reconnaitre le mandat des élus et le valoriser

  • Apporter une reconnaissance pour équilibrer l’investissement très important des étudiants.
  • Définir le type de reconnaissance : budgétaire, horaire (intégrer une décharge dans le cursus), etc.
  • Proposer des formations aux étudiants élus

Pour aller plus loin

Vous aussi, participez !

Si vous souhaitez participez, vous avez la possibilité de communiquer vos suggestions et commentaires ci-après ou d’adresser un mail à l’adresse suivante : schema-vie-etudiante@univ-toulouse.fr !

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