Pour lutter contre la recrudescence des situations de précarité, plusieurs leviers ont été identifiés. Ils concernent la complémentarité des aides mais également la lisibilité, l’exhaustivité et le partage d’informations au plus près des bénéficiaires.

Vous souhaitez connaitre les aides disponibles ?

Chiffres clés

  • 22 % des  étudiant·e·s ont rencontré des difficultés financières pour faire face à leurs besoins,
  • 41 % ont déclaré être exonérés des frais d’inscription,
  • 72% de celles et ceux ayant un job étudiant ont déclaré qu’il leur était indispensable pour vivre,
  • 32,2 % boursiers au sein de l’académie de Toulouse (chiffres 2019 Crous Occitanie).

Pour consulter l’ensemble des résultats de l’enquête de 2020 sur les conditions de vie étudiante, allez sur Vie Étudiante : Enquête et Diagnostic !

Éléments de contexte

La précarité étudiante en hausse

En moyenne, 22 % des étudiantes et étudiants de l’UFTMP consultés début 2020 avaient rencontré des difficultés financières pour faire face à leurs besoins (alimentaires, logement, énergie…). Les étudiantes et étudiants internationaux, en situation de handicap et doctorants non financés (18% d’entre ces derniers) sont particulièrement concernés.

Cette précarité impacte l’accès au logement, aux soins, à une alimentation suffisante et de bonne qualité mais également le bien-être et l’équilibre psychologique (stress et anxiété).
La prise en charge de la précarité nécessite donc une approche pluridisciplinaire.

Cet enjeu est particulièrement important dans le contexte de la crise sanitaire qui a brutalement accentué les besoins en matière d’aide sociale et de soutien psychologique.

Des modalités qui bénéficieraient à être davantage coordonnées et plus facilement compréhensibles

Les principales aides octroyées peuvent se compléter ou se cumuler mais elles sont parfois également insuffisantes. Le schéma d’amélioration de la vie étudiante 2016-2020 fixait pour objectif l’organisation d’une offre de services coordonnée et équilibrée sur l’ensemble des sites universitaires.

Ce besoin est toujours d’actualité tout comme l’amélioration de la lisibilité et l’articulation des dispositifs sociaux mis en œuvre par les différents acteurs. Le panel d’aides et leurs conditions et modalités d’accès restent encore flous pour les établissements eux-mêmes, la communauté étudiante et les partenaires.

Cette diversité d’interventions et de dispositifs d’aides ne permet pas de bénéficier à toutes et tous et génère parfois des modalités et délais de traitements perfectibles.
Ce constat s’avère particulièrement prégnant dans les villes universitaires d’équilibre dans lesquelles les permanences des différents acteurs sont moins fréquentes.

Les travaux de mobilisation des différents acteurs sur les dispositifs d’aide (aides sociales d’urgences et pérennes, logement, hébergement, aide alimentaire, etc.) mériteraient d’être confortés afin d’assurer une réponse adaptée et pérenne.

Un manque de lisibilité de visibilité

Le manque de lisibilité et de visibilité est un frein supplémentaire à l’accès aux différents dispositifs sociaux mis en place. Il est nécessaire de poursuivre les efforts de simplification de ces dispositifs et d’améliorer la qualité de l’information et la communication afin que les étudiantes et étudiants rencontrant des difficultés puissent recourir au plus tôt et au mieux à leurs droits. Cet enjeu est particulièrement important pour la communauté internationale devant s’adapter à un système social différent. La traduction des informations en langues étrangères est également insuffisante.

Enfin, faute de repérage par les services sociaux, certains étudiants ou étudiantes en grande difficulté courent le risque de ne pas être aidés à la hauteur nécessaire. Leur repérage s’avère difficile mais nécessaire pour proposer l’aide nécessaire, assurer le lien social et détecter des besoins éventuels d’accompagnement psychologique.

Découvrez les thématiques et le plan d’actions du nouveau schéma

Le plan d’actions : les objectifs et réalisations

Les principales aides dont les étudiant·e·s bénéficient peuvent se compléter ou se cumuler mais elles peuvent également être insuffisantes. Le schéma d’amélioration de la vie étudiante 2016-2020 fixait pour objectif l’organisation d’une offre de services coordonnée et équilibrée sur l’ensemble des sites universitaires. Ce besoin est toujours d’actualité tout comme l’amélioration de la lisibilité et l’articulation des dispositifs sociaux mis en œuvre par les différents acteurs (établissements, Crous, partenaires).

Ce constat s’avère particulièrement prégnant dans les villes universitaires d’équilibre dans lesquelles les permanences des différents acteurs sont moins fréquentes.

Recenser les aides existantes

  • En précisant quels droits sont ouverts pour qui et en explicitant les conditions à remplir.

Identifier comment simplifier les procédures et raccourcir les délais de prise de rendez-vous et d’attribution des aides.

Améliorer la coordination dans les différentes villes sur les offres existantes

  • Continuer à travailler en collaboration avec les services locaux (groupes de travail territoriaux) pour apporter un accompagnement et des conseils.

Améliorer la lisibilité des acteurs et des actions via un outil d’information unique

  • Mettre en place un outil d’information unique (guichet unique ou document unique) afin de communiquer et présenter les différents acteurs et leurs missions.

Fluidifier les modalités de recours

  • Créer une procédure d’accès des étudiant·e·s à leurs droits.
  • Travailler conjointement pour fluidifier la procédure.

Le manque de lisibilité et de visibilité est un frein supplémentaire à l’accès des étudiant·e·s aux différents dispositifs sociaux mis en place.

Il est nécessaire de poursuivre les efforts de communication, de simplification et d’information de ces dispositifs afin que les étudiants rencontrant des difficultés puissent recourir au plut tôt et au mieux à leurs droits.

Réaliser un screening primaire.

Renforcer la visibilité des dispositifs d’aide aux étudiant.e.s

  • Élaborer un fascicule sur les aides existantes.
  • Communiquer sur l’existence du Welcome Desk à Toulouse (guichet unique rassemblant toute l’année CAF, Crous, Préfecture, Rectorat).

Développer la communication numérique

  • Mettre à disposition les documents élaborés sur les sites internet des établissements.
  • Élaborer des capsules vidéo en français, anglais et espagnol à diffuser sur tous les sites internet (établissements et UFTMP)
  • Créer une application indiquant ce dont chacun à droit (les sites internet donnent souvent trop d’informations).

Mieux informer et accompagner les relais de l’information et du repérage des étudiants en difficulté

  • Informer les acteurs terrain (étudiant·e·s et élu·e·s étudiant·e·s, les responsables de scolarité, etc.) sur les dispositifs existant.
  • Former les étudiant·e·s, personnels administratifs et enseignant·e·s sur la thématique sociale et les dispositifs existant.

Développer la communication directe

  • Réaliser des intervention en amphithéâtre à différents moments de l’année universitaire (pas uniquement à la rentrée).

Favoriser les échanges entre étudiant·e·s

  • Mettre en place des lieux de vie / des guichets d’aide.
  • Élire en début d’année un·e référent·e étudiant·e sur la question sociale qui pourrait jouer le rôle de relais.

Faute de repérage par les services sociaux, les étudiant·e·s les plus en difficulté courent le risque de ne pas être aidés à la hauteur nécessaire.

Le repérage de ces étudiant·e·s s’avère nécessaire et toutes les actions favorables au maintien du lien social et d’accompagnement psychologique doivent être mises en œuvre.

Rompre l’isolement social

  • Impliquer davantage les associations étudiantes.

Orienter vers les bons acteurs

  • Créer une cellule au sein des établissements (psychologue ou qualité de vie étudiante).
  • Élire en début d’année un référent étudiant sur la question sociale qui pourrait jouer le rôle de relais.

Identifier les étudiants les plus fragiles

  • Développer des modalités d’aides spécifiques pour les étudiants ultra-marins, étudiants d’origine extracommunautaire, étudiants non boursiers ou ayant très peu de bourses, et primo-entrants.

Favoriser l’émergence d’une parole

  • Mettre en place un numéro d’appel ou privilégier la voie numérique (adresse mail, WhatsApp, etc.) pour favoriser l’expression du mal être au plus tôt.
  • Mettre en place des personnes formées ou des modérateurs pour les solutions numériques sur réseaux sociaux.
  • Mettre en place un lieu de vie pour les étudiant·e·s.

Pour aller plus loin

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