En France, toutes les formes de discrimination, de harcèlement ou de bizutage sont interdites par la loi et peuvent être passibles de peine de prison. Bien que ces thématiques soient nouvelles dans le schéma d’amélioration de la vie étudiante 2021-2026, des actions d’information et de sensibilisation sont déjà en place au sein du réseau universitaire et doivent être développées et renforcées.

Vous avez des questions ? Vous avez besoin de parler ?

Chiffres clés

  • 10,6% des étudiant·e·s déclarent avoir déjà été discriminé·e·s (dont 58 % de femmes),
  • 5,4% des étudiant·e·s ont déclaré avoir subi du harcèlement au sein de leur établissement (dont 80% sont des femmes),
  • 4,6% disent avoir été victimes de bizutage, majoritairement lors de l’intégration.
  • 18% n’ont pas connaissance des dispositifs de lutte contre le harcèlement mis en place dans leur établissement,
  • 60% des auteures et auteurs de discriminations sont des étudiant·e·s ;
    • 43% sont des enseignant·e·s ;
    • 14% sont des personnel·le·s.
  • 70% des auteures ou auteurs de harcèlement sont des étudiant·e·s ;
    • 30% des enseignant·e·s ;
    • 7% sont des personnel·le·s.

Pour consulter l’ensemble des résultats de l’enquête de 2020 sur les conditions de vie étudiante, allez sur Vie Étudiante : Enquête et Diagnostic !

Éléments de contexte

La vie étudiante touchée par la discrimination dans et en dehors des campus

Parmi les étudiantes et étudiants sondé·e·s, 10,6% déclarent avoir été la cible de discrimination au sein de leur établissement. Les femmes sont majoritairement touchées puisqu’elles représentent plus de 58%. Les formes de discriminations les plus répandues sur les campus touchent au genre et à l’origine ethnique. D’autres formes non négligeables de discrimination peuvent être observées. C’est le cas des discriminations relatives à l’orientation sexuelle, au physique ou à l’origine sociale.

Bien qu’il existe des discriminations portées par les membres et personnel·le·s des établissements, qui ne doivent pas être minimisées, dans 60% des cas les discriminations sont effectuées par des personnes issues de la communauté étudiante.

Les actions de sensibilisation et d’information doivent être développées dans les établissements. En effet, malgré la mise en place de cellules d’écoute et de campagnes de sensibilisation, une part trop importante d’étudiantes et étudiants n’ose pas révéler qu’ils sont victimes de discriminations ou n’ose pas demander de l’aide. Identifier et reconnaitre les actes de discriminations est un mécanisme qui n’est pas encore acquis pour la majorité.

Les actes de discrimination touchent également la vie étudiante en dehors des campus. En effet des discriminations relatives à l’accès au logement, à l’emploi et dans le cadre des activités extra universitaires, telles que le sport et la culture, sont constatées et doivent être condamnées.

La responsabilité des établissements concernant les actes de harcèlement

Les formes de harcèlement sont variées et, comme pour les discriminations, touchent principalement les femmes puisqu’elles représentent 80% de la communauté étudiante ayant déclaré avoir subi du harcèlement. Parmi les différentes formes de harcèlement présentes sur les campus, le harcèlement psychologique est majoritaire. Les formes de harcèlement verbal, moral ou sexuel sont également fortement dénoncées et 1 personne sur 5 déclare même être harcelée de manière multiple.
Dans plus de 70% des cas, le harcèlement est pratiqué au sein de la communauté étudiante. Pour lutter contre ce fléau, des dispositifs d’accompagnement sont mis en place par les établissements : procédures de recueil des signalements, actions de communication et de sensibilisation…

Malgré tout, un quart des personnes ayant besoin d’aide n’en ont pas demandé. Les raisons pouvant expliquer ce phénomène sont liées au fait que les victimes ou témoins de violences ne souhaitent pas s’exprimer sur le sujet, n’ont pas conscience de subir des actes de harcèlement ou ne connaissent pas l’existence des dispositifs mis en place.
Ce constat met en relief la nécessité de renforcer l’accompagnement des institutions sur cette thématique ainsi que la communication sur plusieurs canaux avec l’aide d’associations étudiantes, d’élues et élus étudiants et de campagnes d’affichage dans les établissements.

Le bizutage : un phénomène marginal à ne pas négliger

Le bizutage, qui représente un facteur de risque aggravant dans le harcèlement, est interdit par la loi depuis 1998 et représente un délit pénal. Il est majoritairement perpétré dans le cadre des intégrations et soirées étudiantes. Les établissements s’attachent à sensibiliser par des prises de position régulières visant à condamner cette pratique.

Découvrez les thématiques et le plan d’actions du nouveau schéma

Le plan d’actions : les objectifs et les réalisations

La majorité des étudiant·e·s victimes de harcèlement, bizutage ou discrimination ne demande pas d’aide par peur des conséquences ou méconnaissance des dispositifs d’accompagnement en place au sein de leurs établissements.

Il est donc nécessaire de les informer mais aussi de former les personnels des établissements afin de mieux accompagner les victimes.

Communiquer sur l’existence des cellules de veille et leurs missions

  • Créer une cartographie et un annuaire consultable sur le site internet dédié, présenter les dispositifs en place à chaque rentrée.

Créer une campagne de sensibilisation

  • Élaborer une campagne d’affichage à l’échelle de l’UFTMP, organiser des événements de sensibilisation récurrents (colloques, théâtre, weekends), construire des MOOC et organiser des retours d’expérience.

Former les étudiant·e·s et les personnel·le·s

  • Mutualiser les formations entre les établissements de l’UFTMP  portant sur la prévention et la sensibilisation des violences sexistes et sexuelles (VSS), de toutes formes de discrimination, de harcèlement, de cyber-harcèlement, le bizutage et la communication égalitaire.
  • Inclure également des formations à portée juridique et réglementaire.
  • Inclure les formations pour les témoins.
  • Une information sur la tolérance zéro et la procédure de signalement aux responsables associatifs.

Mettre en place des actions spécifiques pour les soirées étudiantes

  • Un code d’alerte de type « Ask for Angela », le port d’un badge ou d’un bracelet pendant les soirées pour identifier les référent·e·s vers lesquel·le·s les étudiant·e·s peuvent se tourner.
  • Kit soirée en partenariat avec les associations étudiantes (préservatif féminin et masculin, sticker, infos…).

Certains établissements sont attentifs aux situations de harcèlement, de bizutage et de discrimination.

La création d’un réseau de référent·e·s UFTMP permettant un partage d’expériences, d’informations, de bonnes pratiques et le suivi des différents projets est nécessaire et apportera un accompagnement aux établissements dans la mise en place et la mutualisation de leurs actions et de leurs moyens humains.

Réaliser un état des lieux

  •  État des lieux préalable afin d’identifier les enjeux et constats.

Poursuivre la création d’instance d’accompagnement

  • Poursuivre la création des cellule d’écoute

Former un réseau de référent·e·s

  • Identifier pour chaque établissement un interlocuteur qui sera nommé référent·e.
  • Définir l’instance de gouvernance du réseau de référent·e·s.
  • Cibler les actions à mutualiser et déterminer les indicateurs de suivi.
  • Structurer les échanges avec le Simpps, professionnaliser les instances d’enquête en assurant la formation.
  • Intégration des externes notamment dans les petites unités.
  • Partager des documents (liste d’adresse utile, feuille de signalement…).
  • Partage des enjeux de communication (affichage des sanctions, nombre de saisines…).
  • Organisation et mutualisation d’évènements lors de la journée du 25 Novembre (Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes).

Pour aller plus loin

Découvrez les thématiques et le plan d’actions du nouveau schéma

Vous aussi, participez !

Envoyez vos suggestions ou remarques via le formulaire de contact ou écrivez à : schema-vie-etudiante@univ-toulouse.fr

Prénom
Nom de Famille
E-mail
Message
Le formulaire a bien été envoyé !
Une erreur s’est produite lors de l’envoi du formulaire. Veuillez vérifier à nouveau tous les champs du formulaire.