Le volet Santé est renouvelé en tant que grande priorité dans le schéma d’amélioration de la vie étudiante 2021-2026.

Le Service Interuniversitaire de Médecine Préventive et de Promotion de la Santé (Simpps) a été intégré à l’UFTMP en 2019. Les établissements d’enseignement supérieur ont réaffirmé à cette occasion, l’importance d’un accès de qualité à la santé pour tous les étudiant·e·s et les moyens du Simpps ont été renforcés.

La mutualisation des efforts de prévention, de promotion de la santé et d’accompagnement entre les différents acteurs de la santé est également confirmée comme une clé de succès au service du bien-être de la communauté étudiante.

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Chiffres clés

  • 1/4 des étudiant·e·s évaluent leur santé mentale comme mauvaise ou très mauvaise.
  • 8% ont déjà renoncé à des soins pour raison financière.
  • 35% seraient intéressés pour que leur établissement leur propose un dispositif d’aide pour diminuer ou arrêter leur consommation d’alcool.
  • 35,5% déclarent connaitre le Simpps.

Pour consulter l’ensemble des résultats de l’enquête de 2020 sur les conditions de vie étudiante, allez sur Vie Étudiante : Enquête et Diagnostic !

Éléments de contexte

Des étudiantes et étudiants internationaux mieux accompagnés

Barrière de la langue, suppression du régime social étudiant et de l’examen obligatoire pour non européen·en·s sont autant de facteurs justifiant de pouvoir offrir des possibilités de suivi spécifiques aux étudiantes et étudiants internationaux. Le Simpps favorise l’accès aux soins de celles et ceux en attente d’immatriculation à la CPAM. Toutefois, les efforts de communication sur le réseau de santé existant et l’accès aux certificats médicaux restent à améliorer.

Continuer l’effort de prévention

Lutte contre l’hyperconsommation d’alcool et les addictions, bien-être et santé mentale, vie affective et sexuelle, nutrition, vaccination sont réaffirmés en tant que sujets majeurs de prévention. Les liens de cause à effet de la précarité croissante des étudiantes et étudiants sur la nutrition et du confinement (dans le contexte de pandémie COVID) sur leur santé mentale ont mis en exergue la nécessité de travailler particulièrement ces deux sujets.

Les taux de solitude, stress, anxiété, ressortant des enquêtes auprès du public estudiantin sont importants. Différents projets de renforcement des soutiens psychologiques doivent voir le jour dès 2021.

Une attention particulière doit être portée sur la précarité et ses répercussions sur la santé. Des besoins des établissements liés aux conduites à tenir à la suite de l’épidémie sont également ressentis.

Concernant la vie sexuelle et affective de la communauté étudiante, les infections sexuellement transmissibles sont en hausse. Le recrutement d’un médecin sexologue au Simpps dont les consultations sont également en augmentation permanente est un indicateur du besoin en éducation à la sexualité.

Concernant les addictions, l’Occitanie se situe plus de deux points au-dessus de la moyenne nationale en termes d’alcoolisation ponctuelle importante répétée au moins 3 fois dans l’année selon l’étude Escapad 2017 de l’Office français des drogues et toxicomanies.

Le réseau se formalise notamment à Toulouse pour favoriser les actions de promotion de la santé à destination de ce public et des dynamiques naissent dans les villes d’équilibre entre les acteurs. L’enjeu est maintenant de mettre l’ensemble des actions existantes en musique dans le but de les rendre claires et visibles pour ces bénéficiaires et de les coordonner.

Une couverture encore variable selon les sites

Les partenaires locaux constituent un réel appui aux établissements, qu’il s’agisse de la CPAM, des délégations territoriales de l’ARS, des collectivités locales, des maisons des adolescents ou encore des associations étudiantes et de prévention. L’aboutissement des démarches de coordination initiées dans les villes universitaires d’équilibre avec les acteurs de la santé doit être poursuivi. Malgré une augmentation des effectifs sur les villes universitaires d’équilibre, le Simpps ne possède pas de permanences à Auch, Cahors, Montauban, Figeac mais des permanences sont assurées par des médecins et des assistantes sociales si nécessaire. Le Crous n’a plus d’infirmière au sein des résidences mais a pu mettre en place un dispositif d’aide psychologique à Toulouse et Albi pendant la crise. A Toulouse, faute de locaux, l’effectif soignant nécessaire pour répondre aux besoins n’a pas pu être installé. La période de la COVID a permis d’accélérer les processus de téléconsultations pour tous les professionnels de santé et pourrait constituer une réelle opportunité.

Un besoin de centralisation et de mise à disposition de l’information

Un manque de lisibilité face à la multiplicité des canaux de communication et des outils en matière d’information en santé psychologique et sociale est exprimé, accentué par la crise sanitaire. Le Simpps doit également mieux se faire connaitre (forums, réseaux sociaux, diffusion de visuels, actions sur les campus).

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Découvrez les thématiques et le plan d’actions du nouveau schéma

Le plan d’actions : les objectifs et réalisations

De manière générale, et notamment au cours de la période d’épidémie, un fort besoin de communication des messages de prévention aux étudiant·e·s est exprimé. 

Les étudiant·e·s en détresse psychologique faisaient déjà l’objet d’une attention particulière par les établissements et les derniers indicateurs de santé mentale des étudiant·e·s sont alarmants.

Créer des groupes de travail pour encourager la création de système de tutorats

  • Étudier la possibilité de créer un contact (autre que téléphonique) pour le recours aux professionnels de santé. –
  • Explorer le potentiel de l’outil « Pédagothèque » de la CPAM pour les tuteurs
  • Évaluer la possibilité et construire des projets de ligne d’écoute au sein des établissements qui le souhaiteraient à la fois intra et inter-établissements.

Création de l’antenne Nightline à Toulouse

  • Nightline est désormais présent sur Toulouse. Retrouvez-vous toutes les informations nécessaires sur leur site internet.

Assurer un accès aux soins plus équitable avec les étudiants des Villes Universitaires d’Équilibre

  • Évaluer la possibilité de transférer les examens de santé au CES des CPAM dans les villes dans lesquelles il n’y a pas de relai Simpps
  • Évaluer la possibilité de s’appuyer sur les CPTS pour la médecine générale
  • Évaluer la possibilité de faire des téléconsultations (sexologue, nutrition, etc.)

Améliorer l’accès à des services de psychologues pour les étudiant·e·s

  • Utiliser l’expérimentation sur le remboursement en cours dans plusieurs territoires par les CPAM à 100% de consultations de psychologues lorsque c’est prescrit par le médecin traitant ainsi que le dispositif similaire cité par les MDA. (5 départements avec les MDA financés par l’ARS).
  • Développer les possibilités de téléconsultation (besoin d’équipement).
  • Les Maisons des Adolescents se proposent de faire le relai pour les étudiants en Villes Universitaires d’Équilibre.
  • Signer une convention Simpps UFTMP et MDA pour structurer la réorientation des étudiant·e·s sur les VUE.

Lutter contre les addictions

  • Intervenir auprès des bureaux étudiant·e·s : Mettre en place une permanence d’accueil dans les VUE ou des acteurs locaux se proposent de le faire au sein des établissements (ex. ANPAA)
  • Renforcer l’existant et les dispositifs déjà financés et les développer.

Promouvoir le bien-être

  • Développer des groupes de travail et de réflexion : -Interdisciplinaires (services des sports, RI, services Culture, BU, Crous, enseignants, service VE, Simpps, etc.) pour développer des projets de Promotion du bien être pour intégrer la santé dans d’autre sphères (ex.: Enseignement et santé).
  • Construction d’offre proposées en fonction des besoins d’accompagnement identifiés selon la catégorie d’âge des étudiant·e·s (de 18 à 25 ans) et de la catégorie d’étude.

Prioriser une thématique de santé par année

  • Continuer de couvrir l’accès à la prévention et à la promotion de la santé sur les 5 priorités de santé chaque année mais apporter une « coloration » sur une priorité selon les besoins. Année 2020/2021 : Bien-être psychologique.

Le besoin de mutualisation d’outils et de centralisation des informations en santé psychologique et sociale a été exacerbé pendant la crise sanitaire durant laquelle plusieurs dispositifs ont été initiés et dont l’efficacité dépendait de leur connaissance par les étudiant·e·s.

La connaissance du Simpps et de ses services par les étudiant·e·s est devenu un enjeu pour une bonne circulation de l’information dans l’Académie.

Développer un plan de communication efficace et structuré destiné à mieux faire connaitre le service durablement

  • Aux étudiant·e·s de Toulouse
  • Aux étudiant·e·s des VUE
  • Aux étudiant·e·s étrangers (sous conventions ou non)
  • Aux partenaires externes à Toulouse
  • Aux partenaires externes sur les VUE
  • Aux personnes relais fondamentales dans les établissements membres 1er relais des étudiant·e·s : les enseignant·e·s, les services Vie étudiante, les services RI, etc.

Développer le travail de réseautage professionnels pour mieux identifier les acteurs locaux et être mieux identifié pour développer une meilleure réorientation et prise en charge sur les VUE

  • Créer les mémos thématiques pour Toulouse
  • Actualiser régulièrement les « mémos » VUE et Toulouse
  • Évaluer l’utilité des mémos sur les VUE et Toulouse
  • Échanger entre acteurs

Pour aller plus loin

Retrouvez toutes les informations concernant le service interuniversitaire de médecine préventive et de promotion de la santé ainsi que l’ensemble des dispositifs d’aide en matières de précarité et d’accompagnement psychologiques ici.

Retrouvez toutes les podcasts sur la santé sexuelle ici !

Vous aussi, participez !

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